Points de broderie pour les bordures : des bordures fonctionnelles aux bordures décoratives.
Chaque pièce de tissu possède des bordures et leur utilisation est beaucoup plus importante que tu ne le penses. Qu’il s’agisse de finir l’ourlet d’un vêtement embelli, de joindre deux sections de tissu ou simplement d’ajouter une bordure décorative pour que la pièce ait l’air complète, les points de bordure sont l’un des domaines les plus pratiques et les plus satisfaisants de la broderie à la main à explorer.
Il existe deux groupes de points pour les bordures. Tout d’abord, il y a les points fonctionnels qui finissent et sécurisent. Ils empêchent l’effilochage, arrangent les bords rugueux et maintiennent le tissu ensemble. Les points décoratifs, quant à eux, transforment les bords simples en quelque chose de délibéré et de beau. De nombreux points servent les deux objectifs, ce qui rend les bords particulièrement gratifiants.
Explorons ensemble les points de bordure en broderie à la main ! Nous examinerons d’abord les points fonctionnels essentiels que toute brodeuse devrait connaître, puis nous explorerons les techniques d’assemblage et les options décoratives pour les bordures qui transforment les bordures en éléments de conception.
Comprendre les points de broderie à la main pour les bordures
Avant de commencer, réfléchis à ce que tu dois faire avec ton point d’embarquement, car cette réponse conditionne tous les choix ultérieurs.
Les deux objectifs : Fonctionnel ou décoratif
Les points de bordure fonctionnels ont une tâche précise. Ils empêchent le tissu de s’effilocher, mettent de l’ordre dans un ourlet brut, ferment de manière invisible une ouverture ou maintiennent solidement deux morceaux de tissu ensemble. Lorsque tu finis le bord d’un vêtement brodé ou d’un textile d’intérieur avant de l’utiliser, lorsque tu fixes une forme d’applique à un tissu de fond ou lorsque tu joins deux sections d’un projet, tu travailles en territoire fonctionnel. Le point de couture doit avant tout être fiable et durable.
Les points de bordure décoratifs ont un objectif différent. Dans ce cas, le bord du tissu fait partie du motif. Il attire l’attention et ajoute de la texture. Ces points peuvent également fixer le tissu, mais leur objectif principal est visuel. Ils t’invitent à réfléchir à la couleur, au rythme, à la texture et à l’échelle comme tu le ferais pour toute autre partie d’un motif de broderie.
Dans la pratique, la frontière entre les deux s’estompe souvent, et c’est l’un des aspects les plus intéressants de la réalisation de bordures à la main. Une variante bien choisie du point de couverture peut finir magnifiquement un bord brut, avec un aspect à la fois intentionnel et décoratif. En parcourant ce billet, tu commenceras à comprendre quels sont les points qui penchent fortement dans une direction et quels sont ceux qui servent aussi bien l’un que l’autre.
Considérations sur le tissu
Le tissu sur lequel tu travailles a une influence significative sur les points de bordure qui te seront les plus utiles.
Les tissus, tels que le lin, le coton, la laine et les mélanges coton-lin, bénéficient souvent du point de couverture ou du point de surfilage pour finir les bords bruts et éviter l’effilochage. Sur les bords d’une serviette, par exemple, le point de couverture enveloppe le bord coupé, tandis que le point de surfilage offre une finition simple et pratique. Choisis en fonction de la quantité de surfilage nécessaire.
Le feutre se comporte différemment. Étant un matériau non tissé, le feutre ne s’effiloche pas, ce qui signifie que tu n’as pas à te soucier de fixer un bord brut pour éviter qu’il ne s’effiloche. Cela te permet d’utiliser les points de bordure uniquement pour assembler ou décorer. Le point fouet et le point de couverture sont tous deux largement utilisés pour coudre les ornements en feutre, car ils te permettent d’obtenir une finition propre et visible le long des bords coupés sans avoir à retourner ou à plier le tissu au préalable.
Les tissus extensibles tels que le jersey ont leurs propres considérations. Si tu brodes sur un jersey ou un tissu extensible et que tu dois finir ou joindre un bord de couture à la main, tu voudras un point qui possède une certaine élasticité – un point qui ne se tendra pas et ne se pliera pas, ou qui ne se cassera pas sous une légère contrainte. Le point de chaînette (également appelé point de chevron) est la solution traditionnelle pour les coutures à la main : sa structure diagonale et croisée se déplace avec le tissu plutôt que contre lui.
Sélection du fil lors de la couture sur le bord
Le fil que tu choisis pour les points de bordure en broderie à la main affecte à la fois le résultat pratique et visuel.
Le coton toronné (fil) est l’option la plus polyvalente. Travailler avec un plus grand nombre de fils permet d’obtenir des bordures plus prononcées et plus visibles, tandis qu’un plus petit nombre de fils permet d’obtenir des bordures plus fines et plus délicates. Pour les bordures décoratives où tu veux que le point soit un élément de conception, il est courant d’utiliser de 2 à 4 fils.
Le coton perlé est un excellent choix pour les points de bordure, car il est solide et durable, capable de résister à un frottement accru et à l’usure. Sa structure torsadée et non divisible donne aux points un aspect lisse et arrondi et une légère brillance, ce qui est particulièrement beau avec le point de couverture et ses variations. Comme il ne peut pas être divisé en fils individuels, le poids est choisi en fonction de la taille du fil : n° 5 pour un bord solide et substantiel ; n° 8 ou n° 12 pour quelque chose de plus fin.
Le fil de laine – qu’il soit destiné à la tapisserie ou au crewel – convient aux travaux de bordure sur des tissus plus lourds tels que la laine, le feutre ou le lin. Il a une texture douce et opaque qui s’accorde naturellement avec le point invisible des projets en feutre ou des travaux d’application et couvre rapidement le sol.
En règle générale, fais correspondre le poids du fil au poids du tissu et à l’évidence du point de bordure. En plus des fils de base, considère les options décoratives telles que les fils métalliques, panachés ou en soie. En cas de doute, travaille un petit échantillon d’essai sur un morceau de tissu de rechange avant de t’engager sur la totalité de la bordure.
Points de broderie pour des bordures fonctionnelles
Ce sont les points qui gagnent leur place en raison de leur utilité. Chacun a un objectif structurel clair – fixer un bord brut, finir un ourlet ou assembler des pièces de tissu – et leur apprentissage te donne une boîte à outils fiable pour finir les projets de broderie à la main proprement et durablement.
Point de fouet


Le point de fouet est le point le plus simple qui existe et sa simplicité est précisément sa force. L’aiguille est amenée à travers le tissu juste en dessous du bord, puis le fil est passé sur le bord et répété à intervalles réguliers, créant ainsi une série de points diagonaux qui s’enroulent autour du bord du tissu.
Il est plus facile à utiliser sur un tissu en feutre, où tu n’as pas à te soucier de l’effilochage et où l’emballage net et régulier s’adapte parfaitement à un bord coupé. C’est aussi le choix naturel pour assembler deux pièces de tissu le long de leurs bords : tiens les pièces côte à côte ou l’une derrière l’autre et travaille les deux couches en même temps. Le résultat est une couture solide et visible qui s’appuie et tient fermement.
Sur les tissus, le point de fouet peut être utilisé pour couvrir un bord brut et ralentir l’effilochage, bien qu’il ne s’enroule pas complètement autour du bord comme le fait le point de couverture. Le point de fouet, avec le surfilage et le point inversé, est la base de la couture à la main. Sew Historically explique la différence entre ces techniques très similaires.
Garde une distance égale entre les points et une tension constante : la régularité des lignes diagonales donne au whipstitch son aspect soigné.
Point de couverture – et ses variantes
S’il existe un point de bordure essentiel en broderie à la main, c’est bien le point de couverture. Il est solide, polyvalent, adaptable à presque tous les tissus ou projets et produit une finition fonctionnelle et vraiment attrayante. Comprendre le point de couverture permet également de poser les bases de plusieurs variations importantes.
Point de couverture


Le point de couverture de base crée une rangée de points verticaux le long du bord, chacun étant ancré par une barre horizontale juste sur le bord du tissu. Il se travaille de gauche à droite, en faisant descendre l’aiguille dans le tissu à une distance prédéterminée du bord, puis en remontant vers le bord lui-même, en enroulant le fil sous la pointe de l’aiguille avant de la faire passer. Le résultat est une rangée d’entretoises régulièrement espacées, reliées par une tige continue – soignée, stable et agréable à travailler.
Elle fixe de manière fiable les bords bruts en les enfermant dans la barrette, ce qui en fait un point de finition à la fois pratique et décoratif. Il est tout aussi utile pour les travaux de feutre, de tissu et d’appliqué, où il fixe une forme de tissu au tissu de support et précise le bord coupé. En variant la distance et la hauteur des points, le rythme et le caractère du point changent complètement.
Point de boutonnière


Le point de boutonnière est un cousin plus solide et plus stable du point de couverture. Cette technique est traditionnellement utilisée pour les boutonnières travaillées à la main : les points étroits résistent à l’effilochage sous des contraintes répétées. En broderie, on l’utilise partout où l’on veut un bord solide : sur les formes d’appliqué, le long du bord d’une pièce finie ou partout où le bord brut doit être protégé autant que possible. Il est plus lent à travailler que le point de couverture, mais le résultat est considérablement plus poli et robuste.
Point de surjet


Le point de surjet est une variante pratique dans laquelle deux fils s’enroulent en diagonale autour du bord du tissu – semblable au point de fouet dans sa structure – mais avec l’ajout de l’œillet du point de couverture qui fixe chaque enroulement sur la surface du tissu. Cette combinaison donne au point plus d’adhérence que le simple point de fouet, tout en couvrant le bord plus complètement.
Ce point est particulièrement utile lorsqu’on travaille sur des tissus qui s’effilochent facilement, car la structure enveloppée maintient les fils de bordure plus solidement que ne le fait le point de couverture. Le processus de réalisation du point Overclock est plus lent, mais le résultat est décoratif et constitue un bon choix lorsque la durabilité est la priorité.
Hemstitch pour sécuriser les bords
Le point d’ourlet est une technique traditionnelle de finition à la main pour les ourlets de tissu et l’une des façons les plus élégantes de finir un bord brut sur du lin ou tout autre tissu à structure d’armure légère. Contrairement aux points précédents, il travaille avec la structure du tissu au lieu de simplement recouvrir le bord, ce qui lui confère une qualité qu’aucun autre point de finition ne peut reproduire.
Hemstitch
Pour réaliser un point d’ourlet, retire d’abord un ou plusieurs fils horizontaux du tissu le long de la ligne où se trouvera l’ourlet, créant ainsi une bande étroite de fils verticaux exposés. Plie et étire ensuite l’ourlet jusqu’à cette ligne et travaille le long de la bande de fils tirés depuis l’envers pour former une finition décorative – en regroupant les fils verticaux exposés en petits paquets à chaque point et en attrapant le bord de l’ourlet plié en même temps.
Le résultat est un ourlet ferme et précis, avec un délicat motif d’échelle de fils groupés qui court le long de la ligne de pliage. Sur du lin fin, surtout s’il est réalisé avec un fil assorti au tissu, il est d’un raffinement presque incroyable. Lorsqu’il est réalisé avec un fil de couleur contrastante, le point d’ourlet devient un élément décoratif visible.
Hemstitch
Le point d’ourlet en échelle pousse la technique un peu plus loin. Après avoir retiré les fils et travaillé le point d’ourlet le long d’un côté de la bande, retourne l’ouvrage et travaille une deuxième rangée de point d’ourlet le long du côté opposé, en regroupant les mêmes fils verticaux dans les mêmes faisceaux. Les groupements sont ainsi alignés des deux côtés, ce qui crée l’effet caractéristique du point d’échelle : une série de piquets régulièrement espacés traversant la bande de fils retirés.
Point d’ourlet avec bord d’ancrage automatique
Une autre façon d’utiliser le point d’ourlet pour les bordures consiste à utiliser la technique du fil tiré pour fixer un seul côté du tissu, puis à retirer les fils de bordure de l’autre côté pour créer intentionnellement une frange. Cette technique s’appelle le point d’ourlet avec frange et est principalement utilisée pour les serviettes de table en lin et les chemins de table.
C’est une technique plus complexe que les autres de cette section et elle nécessite un tissu avec une trame suffisamment ouverte et régulière à partir de laquelle on peut tirer les fils proprement. Mais pour la finition des bords d’un linge brodé – un chemin de table, une serviette, une nappe – elle produit des résultats tranquillement remarquables que l’on peut obtenir avec de la patience et un peu de pratique.
Assemble deux morceaux de tissu au niveau du bord
Tous les travaux de bordure ne consistent pas à finir une seule pièce de tissu. Il s’agit parfois d’assembler deux pièces : fermer un ornement rembourré, attacher une forme d’appliqué, ourler un tissu élastique ou joindre les sections d’un projet avec un point qui sert aussi de décoration. Les points de cette section concernent tous la connexion : joindre un tissu à un autre, proprement et solidement, à la main.
Point invisible et point d’échelle
Ces deux points sont étroitement liés et partagent la même qualité essentielle : lorsqu’ils sont travaillés avec soin, ils deviennent presque invisibles. Tous deux servent à fermer les bords sur l’endroit de l’ouvrage, ce qui les rend indispensables lorsque tu ne peux pas accéder à l’envers pour terminer une couture.
Point d’arrêt
Ce point est obtenu en faisant passer l’aiguille dans le bord plié d’un morceau de tissu, puis en prenant une petite quantité de tissu en dessous, en alternant les deux couches avec de petits points réguliers. Comme le fil se déplace principalement à l’intérieur du pli plutôt qu’en surface, on ne voit que très peu de choses de l’extérieur. C’est le point classique pour fermer un ourlet retourné ou pour fixer une bordure d’appliqué pliée à un tissu de fond de façon à ce que la couture disparaisse.
Point d’échelle
Cette technique de couture à la main, également connue sous le nom de point de matelas, fonctionne sur le même principe mais est spécialement conçue pour fermer les ouvertures de deux bords pliés opposés – le genre d’espace laissé lors du rembourrage d’un ornement brodé ou d’une pelote à épingles avant la finition. Tu fais des points droits alternativement dans chaque bord plié, parallèlement à l’ouverture, comme les barreaux d’une échelle. Lorsque tu tires doucement sur le fil, les deux bords se rejoignent et les points s’enfoncent proprement dans le pli, laissant une jonction propre, presque sans couture. Tiré avec une tension constante et régulière, ni trop serré ni trop lâche, il se referme complètement sans se froisser.
Ces deux points nécessitent un travail lent et minutieux. L’invisibilité du résultat dépend entièrement du maintien de petits points, d’un espacement régulier et d’une tension constante.
Le point de rattrapage, également connu sous le nom de point de chevron.
Le point de rattrapage – connu en broderie à la main sous le nom de point de chevron – est la solution traditionnelle pour coudre à la main les ourlets des tissus présentant une certaine élasticité ou un certain mouvement, comme le jersey ou d’autres tissus tricotés. Sa structure caractéristique en croix et en diagonale lui confère une souplesse naturelle qu’un point d’ourlet droit ne peut pas offrir.
Il se travaille de gauche à droite, l’aiguille pointant vers la gauche, en faisant de petits points horizontaux alternativement dans le bord de l’ourlet et dans le tissu au-dessus, de façon à ce que le fil se croise en forme de X entre chaque point. Il n’y a pas un seul fil qui traverse l’ourlet : le mouvement diagonal répartit la tension sur une plus grande surface, de sorte que le point se déplace avec le tissu au lieu de s’opposer ou de se rompre sous la contrainte.
Sur les tissus extensibles, cette flexibilité est essentielle. Sur les tissus non élastiques, le point de chaînette est néanmoins une option utile pour les ourlets, en particulier sur les tissus plus lourds comme la laine, où sa structure répartit le poids de l’ourlet plus uniformément qu’un point plus fin. L’aspect de l’envers est la croix à chevrons bien connue ; sur l’endroit, cependant, seuls de petits points discrets sont visibles.
Point d’application
Le point d’appliqué n’a qu’une seule tâche : attacher une forme de tissu au tissu de fond de façon aussi nette et invisible que possible. Là où le point d’appliqué à point d’herbe caractérise la bordure, le point d’appliqué tente de disparaître à l’intérieur de celle-ci.
La forme du tissu est d’abord préparée avec sa marge de couture tournée vers le bas et pressée ou bâtonnée de façon à obtenir un bord propre et plié contre le tissu de soutien. De petits points presque verticaux sont ensuite réalisés, en ne prenant qu’un fil ou deux du bord plié de la pièce à appliquer et une quantité tout aussi petite du tissu de soutien situé directement en dessous. Le fil passe en diagonale entre les points, mais surtout sur l’envers, de sorte que du côté droit, la couture apparaît comme une ligne fine, à peine visible, qui suit le contour de la forme.
Le résultat dépend de la couleur du fil qui correspond au tissu de l’appliqué plutôt qu’au fond : le point s’enfonce ainsi dans la bordure au lieu d’être lu comme une ligne distincte. Un fil fin est également utile : un fil de coton ou de soie fin disparaîtra presque contre le bord plié. Le point d’appliqué est plus lent et plus précis que l’appliqué au point de croix, mais pour les projets dont l’objectif est d’obtenir un bord net et lisse, c’est l’outil idéal.
Point Palestrina


Le point de Palestrina est l’exception dans cette section : c’est le seul point d’assemblage qui n’essaie pas d’être invisible. Au contraire, il fait quelque chose de plus ambitieux : il joint deux pièces de tissu sur leurs bords et crée simultanément une ligne décorative surélevée et nouée tout le long de la jointure. La structure et la décoration sont réunies en une seule opération.
Le point est travaillé le long du bord où deux pièces de tissu se rencontrent, chaque point passant à travers les deux couches pour les maintenir ensemble, puis revenant pour former un double nœud qui repose sur la surface. Les nœuds sont rapprochés et régulièrement espacés, formant une arête texturée, semblable à une corde, qui court sur toute la longueur du joint. L’effet est audacieux et tactile : le bord ne se contente pas de tenir, il devient un élément de design.
Le point de Palestrina est donc particulièrement adapté aux projets dont la couture est destinée à être vue : joindre le devant et le dos d’une housse de coussin brodée, assembler les sections d’un sac brodé ou fixer une bordure décorative à un ourlet principal. Il fonctionne très bien avec le coton perlé, où le fil torsadé souligne le caractère arrondi et noué du point, et avec la laine pour les projets plus lourds. Si tu cherches un point qui termine *et* décore le bord en une seule étape, c’est le point qu’il te faut.
Points décoratifs sur le bord
Une fois que la question pratique de la fixation d’une bordure est résolue, une toute autre conversation s’engage concernant la texture, le rythme, la couleur et le caractère visuel. Les points de cette section ont été choisis pour ce qu’ils apportent à la surface : chacun transforme une bordure ordinaire en quelque chose qui vaut la peine d’être regardé. Certains peuvent aussi fixer ou finir la décoration ; tous t’invitent à traiter la bordure de ton œuvre comme une partie du dessin lui-même.
Variations du point de couverture décoratif
Le point de couverture est déjà apparu dans la section fonctionnelle, mais il vaut la peine d’y revenir car son potentiel décoratif va bien au-delà de la forme de base. Une fois la structure de base du point comprise, toute une famille de variantes s’ouvre, chacune produisant un caractère visuel différent le long de la bordure.
Par exemple, le point de couverture fermé associe les pattes des points en triangles, créant ainsi un motif géométrique. Le point d’Anvers ajoute un petit nœud au bord et le point de couverture long et court alterne la hauteur des points pour introduire du rythme et du mouvement. Le point de croix et d’autres versions décoratives ajoutent de la complexité à la structure de base sans en modifier substantiellement l’utilisation.
Plutôt que de couvrir toutes les variations ici, j’ai préparé un article dédié illustrant 19 variations du point de couverture pour les bordures, avec des illustrations et des instructions sur la façon de les réaliser et quand les utiliser. Si l’agrafage est ton point de départ pour les bordures décoratives (et c’est un excellent point), cet article est fait pour toi : 19 Variations du point de couverture pour les bordures.
Point de plume
Le point de plume est un point de bordure naturellement expressif. Sa structure ramifiée et alternée lui confère une qualité organique, presque botanique – il ressemble moins à une bordure géométrique qu’à quelque chose qui a poussé là – ce qui en fait l’un des choix les plus naturels pour décorer les bordures avec des motifs botaniques ou floraux.
Ce point de base crée une chaîne continue et plumeuse de boucles ramifiées qui s’adapte magnifiquement à un ourlet, une couture ou le bord d’un appliqué. Il est particulièrement populaire dans la tradition du crazy patchwork, où il était largement utilisé pour décorer et dissimuler les coutures entre les patchs de tissu, mais il est tout aussi utile aujourd’hui pour tout projet où une couture ou une bordure doit devenir un élément décoratif plutôt qu’une simple couture.
Le point de plume double porte la ramification vers l’avant, en faisant deux ou trois points de chaque côté avant de changer de direction. Il en résulte une bordure plus grande, plus élaborée, luxuriante et diffuse qui convient aux ouvrages plus grands ou aux tissus plus lourds. Le point de maidenhair est une variante apparentée dans laquelle les branches se terminent par de petits points droits au lieu de boucles, ce qui donne une qualité graphique plus délicate. Les deux valent la peine d’être explorés une fois que tu t’es habituée à la forme de base.
Une autre façon de mettre en valeur le point de plume est de le combiner avec des points décoratifs isolés, comme le point de chaînette détaché ou le nœud français. Par exemple, dans mon sampler Five Simple Border Embroidery Designs For Absolute Beginners, j’ai combiné le double point de plume avec des pétales de point de chaînette détachés pour créer une bordure florale.
Le point de chaînette et ses variantes
Le point de chaînette est l’un des points de base, excellent à la fois pour remplir et délimiter. Lorsqu’il est cousu le long d’un ourlet plié ou travaillé parallèlement à un bord, il devient une bordure décorative modeste et satisfaisante. Sa structure en boucle a un poids visuel naturel – plus cohérent qu’une simple ligne, moins lourd qu’une bande élaborée – et s’accorde bien avec les couleurs, ce qui en fait un choix solide chaque fois que tu veux que la bordure ait une réelle présence visuelle.
Travaillé directement sur le bord de l’ourlet plié, un rang de point de chaînette de base crée un bord net et arrondi d’une qualité tactile agréable. Lorsqu’elle est réalisée en coton perlé, les boutonnières connectées deviennent particulièrement arrondies et définies. Il peut également être travaillé dans une couleur contrastante comme une bande purement décorative légèrement éloignée du bord, pour encadrer le bord d’un vêtement fini.
Le Point de chaînette plumetis combine la structure tricotée du point de chaînette avec le mouvement de ramification du point de plume. L’effet est plus ouvert et aéré que le simple point de chaînette et convient bien aux coutures et aux articulations qui doivent être décorées sans être surchargées.
Le point de chaînette fermé (également appelé point de chaînette double) crée deux lignes parallèles de boucles entrelacées au lieu d’un seul point de chaînette, ce qui produit une bande plus large et plus substantielle. Il est particulièrement efficace comme point de bordure le long d’un ourlet, pour obtenir une structure en forme d’échelle au caractère fort et graphique.
Le point de chaînette papillon ajoute un accent extravagant et noué le long de la bordure. C’est une variante plus élaborée et plus décorative, qui convient aux projets où le point de bordure doit être un point focal plutôt qu’un détail final.
Tu peux en savoir plus sur les variations du point de chaînette grâce à mon recueil gratuit 14 variations du point de chaînette.
Corail et point de parchemin
Les deux sont des points linéaires noués – travaillés le long d’une ligne plutôt que sur un bord – et les deux produisent un résultat merveilleusement structuré qui convient particulièrement bien au travail sur les bords.
Le point corail crée une ligne continue avec de petits nœuds espacés régulièrement. Travaillés avec un coton lisse et perlé, les nœuds sont arrondis et ressemblent à des perles ; avec un fil opaque, ils sont plus fins et intégrés à la ligne. En tant que point de bordure, le point corail est exécuté parallèlement à un ourlet plié ou le long du bord d’un appliqué, ajoutant de la texture et de la définition sans encombrer.
Le point de rouleau produit une ligne nouée similaire, mais avec un caractère légèrement différent. Le nœud du point de parchemin est un nœud plus ouvert et plus fluide qui donne à la ligne une qualité douce et ondulée. Alors que le point corail est net et précis, le point parchemin est plus lâche et plus détendu. Les deux sont excellents pour faire des bordures et des décorations ; le choix entre les deux est en grande partie une question d’humeur et d’échelle.
Le point de chevron et ses variantes
Le point de chevron est un point de bordure géométrique travaillé en zigzag entre deux lignes parallèles, ce qui le rend naturellement apte à être exécuté le long d’une bordure ou d’un ourlet. Chaque point se déplace en diagonale vers le haut ou vers le bas, avec un petit point horizontal à chaque tournant, créant ainsi les formes caractéristiques en V – ou en chevron – qui donnent son nom au point.
En tant que point de bordure, il est généralement travaillé avec la ligne inférieure au niveau ou très près de l’ourlet ou du pli, afin que le rythme du zigzag puisse être clairement lu contre le bord. Il fonctionne particulièrement bien avec un fil audacieux et contrasté, où la géométrie est clairement lisible, et avec un coton toronné dont tu peux ajuster le poids en variant le nombre de fils.
Le point double Chevron ajoute une deuxième rangée d’emboîtement travaillée entre la première, remplissant les espaces entre les formes en V originales avec une deuxième série de points dans la direction opposée. Le résultat est un motif en losange et en zigzag plus riche et plus complexe qui crée une bordure plus cohérente. Le travail prend plus de temps, mais récompense l’effort avec une bordure qui a un vrai poids visuel, adaptée aux bordures de pièces brodées plus grandes, aux bordures de coussins ou à tout projet où la bordure doit faire sa marque.
Le point de demi chevron est une autre variante que tu peux utiliser pour les bordures. Cette option implique qu’un seul côté comporte des points horizontaux parallèles à l’ourlet, tandis que l’autre côté se termine par des points, comme le point crétois.
La pointe de flèche et les autres pointes droites
Le point de flèche est simple dans sa construction et saisissant dans son effet. Chaque unité consiste en deux points droits qui se rejoignent en un point pour former un petit V ou une pointe de flèche – travaillé de façon répétée le long d’une ligne, il forme un bord propre et rythmé de formes pointues qui marchent avec assurance le long d’un bord.
On travaille entre deux lignes parallèles : un point descend en diagonale jusqu’au point, l’autre le reflète depuis le côté opposé et ensemble ils forment la pointe de la flèche. L’espacement régulier des unités est la clé de l’attrait du point : c’est un point géométrique et sa beauté dépend de la régularité.
Tu peux utiliser de la même façon d’autres points de la famille des points droits comme le point bosniaque, le point de rayon, le point turc triangulaire ou le point de fougère. Ces points décorent les bords avec une couture simple mais impressionnante.
Point crétois
Le point crétois est l’un des points les plus polyvalents et les plus intéressants visuellement pour décorer les bords et les coutures. Ce point couvre simultanément une bande de tissu et crée une crête centrale de boucles entrelacées, ce qui le rend excellent pour décorer les coutures, couvrir les coutures et embellir les bords où tu veux obtenir une réelle complexité visuelle. Ajouré avec des espaces généreux, il a une qualité aérienne et ramifiée similaire à celle du point de plume. Si tu places les points près les uns des autres, la tresse centrale devient plus dense et plus visible et le point prend une qualité texturale plus lourde.
Pour un effet visuel plus audacieux, envisage des variations du point de crétois long et court ou du point de crétois double.
Le point crétois récompense l’expérimentation avec le poids et la couleur du fil et, une fois maîtrisé, devient l’un des points les plus satisfaisants à utiliser chaque fois qu’une bordure nécessite quelque chose de vraiment beau.
Trouve ton avantage
Les points présentés dans cet article couvrent un large éventail d’objectifs et de personnalités : de l’invisibilité tranquille du point de glissement à l’audacieuse crête nouée du point de Palestrina, de la praticité bien rangée du point de couverture à l’affirmation audacieuse du point de double plume. Mais cette variété est toujours sous-tendue par la même question simple : de quoi ce bord a-t-il besoin ?
Lorsque la réponse est purement pratique – un bord brut qui doit être fixé, un ourlet qui doit rester en place, deux pièces de tissu qui doivent s’assembler proprement – les points fonctionnels te serviront de manière fiable. Le point de fouet et le point de couverture pour les bords de feutre et de tissu, le point d’ourlet pour une finition raffinée du lin, le point de chaînette lorsque le tissu doit être étiré. Ce sont des points auxquels tu peux faire confiance et qu’une fois appris, tu utiliseras instinctivement.
Si ton objectif est plus ambitieux et que la bordure doit contribuer au dessin, en apportant de la couleur, de la texture et du rythme, c’est là que les points décoratifs entrent en jeu. Ici, le choix est vraiment vaste : des options géométriques telles que le point chevron et le point flèche, des options organiques telles que le point plume et le point crétois, des lignes nouées telles que le point corail et le point volute, et toute la famille étendue des variations du point de chaînette. Chacun de ces points apporte une qualité différente au bord et une partie du plaisir de la broderie consiste à découvrir laquelle de ces qualités te convient et convient à la pièce particulière sur laquelle tu travailles.
Si tu ne sais pas par où commencer avec les bordures décoratives, le point de couverture est la réponse évidente et honnête. Il est facile à apprendre, immédiatement utile et contient tout un vocabulaire de possibilités décoratives que tu pourras explorer pendant longtemps. Apprends d’abord la forme de base, puis laisse-toi guider par les variations une à une.
Continue à explorer
La meilleure façon d’apprendre vraiment les points de périmètre est de les coudre – idéalement sous la forme d’un échantillonneur, où tu peux essayer plusieurs variations côte à côte et voir comment elles se comparent. Si tu veux te plonger dans ces points avec une pratique guidée, ces posts t’aideront :
Cinq motifs simples de broderie de bordure pour les débutants absolus.
Un point de départ tout en douceur pour les novices en matière de bordures, avec des motifs simples que tu peux broder immédiatement.
Variations du point de chaînette pour les bordures, les contours et les décorations.
Une plongée plus profonde dans la famille des points de chaînette, avec des tutoriels pour les variations mentionnées dans ce billet et encore plus d’options.
Points simples pour les bordures : Tutoriel de broderie
Un tutoriel pratique illustrant quinze points de broderie que tu peux utiliser pour les bordures, avec un guide étape par étape sur l’espacement, la tension et le choix du fil.
Prends ton aiguille, trouve un morceau de tissu de rechange et commence par le bord !







































